Hydravion privé et ses hydrofoils sur l’eau

Agile et stable sur l’eau, rapide et fluide dans l’air, si l’AKOYA est un avion si performant, c’est sans aucun doute grâce à ses Seafoils.

Hydrofoils : du nautisme à l’aéronautisme

Les Seafoils si caractéristiques de l’AKOYA sont nés d’une problématique à priori insoluble : Comment réaliser un avion amphibie sans compromettre ses performances en vol ?
C’est l’observation du milieu des voiliers de course et en particulier de l’Hydroptère, projet initié par Eric Tabarly puis porté par Alain Thébault, qui a créé le déclic. Ce voilier équipé d’hydrofoils, véritable bateau « volant », enchaîne dans les années 2000 les records de vitesse grâce à cette technologie.
Et comme Benoit Senellart, Directeur Général de LISA Airplanes, l’explique très simplement : « si un bateau cherche à voler, il n’y a aucune raison qu’un avion n’y arrive pas ! »
C’est ainsi que, déterminée et inspirée, l’équipe LISA décida d’adapter le concept d’hydrofoils à l’aviation pour créer ce qui désormais révolutionne l’ensemble du milieu de l’aviation : les Seafoils.

 

Plus récemment, comme pour nous conforter dans ce choix, nous assistons à une véritable propagation de l’utilisation des hydrofoils. Dans le milieu des voiliers, avec la création en 2012 des catamarans AC72 pour la Coupe Louis Vuitton et la Coupe de l’America mais aussi dans les sports de glisse : kitesurf, planche à voile, paddle, surf…
La réputation des foils n’est plus à faire dans le milieu du nautisme. Les Seafoils suivent le même chemin et ouvrent une nouvelle ère dans l’aéronautique.

Seafoils : véritables ailes marines

Le concept était trouvé : ajouter au fuselage de l’avion des « ailerons » ayant un profil similaire à une aile d’avion, qui s’appuient sur l’eau pour soulever le fuselage. Plus précisément, il s’agit de supprimer l’effet de succion de l’eau sur la coque en créant de la portance grâce à l’écoulement du fluide sur ces ailes marines dès que l’avion prend de la vitesse.
Cette technologie permet de ne pas avoir recours à la forme carénée traditionnelle des avions amphibies ni au redan qui, même s’ils sont relativement efficaces sur l’eau, génèrent une trainée très importante en l’air, impactant fortement les performances des avions.

Décollage hydravion AKOYA

L’art de rendre simple une technologie complexe

Les Seafoils sont un excellent exemple de la mise en œuvre de ce précepte LISA.
Sur les voiliers de course, les hydrofoils sont mobiles et nécessitent un pilotage complexe. LISA souhaite s’affranchir de toutes les manœuvres difficiles de pilotage et opte pour une configuration de foils fixe en V inversé. Cette configuration auto-stable qui ne nécessite aucune manipulation est idéale pour une application en aviation, mais a l’inconvénient de ne jamais avoir été expérimentée.
10 années de recherche et de développement, des centaines de configurations et de profils testés et une bonne dose de persévérance et d’ingéniosité, auront été nécessaires pour trouver la bonne formule.

Simplicité, confort et sécurité sur l’eau

Le profil fixe et auto-stable des Seafoils dispense le pilote de la manœuvre souvent délicate consistant à mettre l’avion sur le redan juste avant le décollage. Au fur et à mesure de l’accélération, ils soulèvent et ajustent la position de l’avion sans aucune action spécifique, rendant le pilotage de l’hydravion beaucoup plus simple et sûr.
De la même manière, leur profil corrige les petites erreurs de pilotage en repositionnant automatiquement l’avion dans une position d’équilibre, sur 2 ou 3 points, évitant ainsi tout risque d’enfournement.
L’ensemble des phases de taxiiage est également plus confortable. Le fuselage n’étant plus en contact avec la surface de l’eau, les Seafoils amortissent le clapot des vagues pour que, dans le cockpit, les passagers aient l’impression de « surfer » au-dessus des flots.

 

Et neutre aérodynamiquement dans les airs…

Dessinés pour l’eau, c’est pourtant dans les airs que les Seafoils dévoilent leur atout majeur. Leur profil d’aile n’engendre quasiment aucune trainée en phase de vol. Aucun équipement ou forme « hydro » ne vient casser l’aérodynamisme du fuselage. Les performances de l’avion sont ainsi considérablement améliorées que ce soit en termes de vitesse ou d’autonomie.

hydravion Akoya avec hydrofoils au-dessus de l’eau